titre petit parisien

 

Fondé en 1876 par Louis Andrieux, "Le Petit Parisien" soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État.

Jean Dupuy en devient le principal actionnaire à la suite d'un épisode rocambolesque...

Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, fait-divers...).

Le Petit Parisien dispose de 75 rédacteurs et de 450 correspondants en province, 400 employés et 370 ouvriers. Dupuy signe parfois dans son journal sous le pseudonyme de Jean Frollo : ainsi s’oppose-t-il, en 1891, à la politique protectionniste prônée par Jules Méline. Sa vision du journalisme est claire : refuser les polémiques, donner une large place aux reportages, aux faits divers, aux romans-feuilletons et aux sports, en somme s’inspirer de son grand modèle et rival, Le Petit Journal.

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Le Petit Parisien dont la devise était "Le plus fort tirage du monde entier"  a eut un tirage qui a dépassé les deux millions d'exemplaires à la fin de la 1re guerre mondiale...

D'abord à gauche et dreyfusard, après la mort de Jean Dupuy le quotidien vire à droite. Il est repris par ses fils Pierre et Paul. Ce dernier décède en 1927. C'est alors Pierre qui en prend la direction.

Rue dEnghien 18 ancien siège du Petit parisen 1200

Pendant l'Occupation le gouvernement militaire allemand transforme le journal en organe de propagande. A la libération il est remplacé par "Le Parisien Libéré". 

Le procès qui s'en est suivi a disculpé la Direction du Petit Parisien. Pierre Dupuy est acquitté le car depuis le 10 février 1941, ce sont les Allemands qui tenaient le rênes.

Il est remarquable de constater que l'acte d'accusation lui-même est une exonération des responsabilités de Pierre Dupuy. Cependant le titre a été sali, les locaux et le journal avaient été repris depuis plusieurs années sous le titre "Le Parisien Libéré" et la famille Dupuy a dû renoncer à les récupérer.

Micheline Dupuy développe cet épisode dans son second ouvrage "Le Petit Parisien".