Les Généraux Nicolas

et

Charles Rollet

 

 Nicolas Rollet 

o30/3/1799 - +4/12/1880

 

Nicolas Félix Rollet et son cousin germain Nicolas Oudot partent en 1818 de Chatel-Censoir pour se rendre à Paris, afin d'y prépayer leur avenir, à pied, sans argent, tirant une voiture à bras sur laquelle ils avaient mis un tonneau de vin et des fagotins. Ils vendirent le long de la route — plus de deux cent trente kilomètres- leur vin et les fagotins pour assurer leur subsistance. Ils ont respectivement dix-huit et seize ans»

A son arrivée, Nicolas Oudot se place comme commis chez M. Charpillon, marchand de bois, dont il épousera la fille.

Félix Bollet de son côté lave des bouteilles chez un pharmacien. Il y rencontre le docteur Dupuytren qui est frappé par son intelligence et lui permet de réaliser son rêve de toujours : devenir médecin.

Il suivra les cours de l'école de médecine militaire de Metz. Envoyé à Alger en 1830, il y attrape le choléra, s'en guérit avec un remède de sa composition. Il soignera avec succès le Duc de Nemours. Sa carrière est assurée. II la terminera avec le grade de général, comme médecin-chef de l'hôpital militaire de Bordeaux.

Il avait épousé une demoiselle Christlich, deuxième des trois filles d'un autrichien venu à la Cour avec Marie-Antoinette.

Cet autrichien avait connue à la Conciergerie où elle était enfermée, une demoiselle Bérillon de Bouineuf. Ils se marièrent quand le 9 thermidor les eût délivrés et il prit une charge d1avoué.

Document communiqué par M. Bertrand

 

 Charles Rollet 

21/9/1830 - 30/10/1913

 


Général Rollet à Monsalut 1200

 

 

« (…)à l'imitation de son oncle et futur beau-père, son fils (Charles Rollet) quittera la maison à dix-neuf ans. Il s'engage dans l'armée le 9 mars 1849.

Le père d'Henri Rollet devait accomplir une très brillante carrière militaire. Le 12 juillet 1890 il est élevé au grade de général de division, cinq ans avant son placement dans le cadre de réserve.

Il avait reçu des blessures à Sébastopol, à Reichshoffen, au siège de Strasbourg en 1870, où il reste prisonnier de guerre quarante huit heures, après la chute de la citadelle qu'il commandait.

Puis ce sera la défaite finale de nos armées en 1871, défaite qui sera durement ressentie dans tout le pays. C'est pourquoi de nombreux jeunes hommes, en particulier les pensionnaires, qu'ils soient dans les lycées, les écoles normales, les séminaires, les internats de rééducation (dont une grande partie de l'encadrement est composée d'anciens militaires) sont élevés dans le culte de la patrie. Clairons et fanfares fleurissent, une discipline Spartiate est de règle : l'affront reçu en cette année 1871 sera un jour lavé. C'est cette éducation qu'Henri Rollet, tout en restant dans sa famille, recevra : son père, meurtri plus encore dans son âme que dans sa chair, tient à lui donner une formation virile.

C'est Henri Rollet lui-même qui nous en parle dans la revue "L'enfant" (*), en 1925, sous le titre : "Souvenirs de mon enfance" : "De quatre à dix ans, je ne vois dans mon existence rien d'extraordinaire. Mon père voulait faire de moi un gaillard actif et énergique. Dès l'âge de sept ans je reçus des leçons d'escrime et de gymnastique, mais j'étais plutôt un "père tranquille" ; c'est ma soeur, de quatre ans plus jeune que moi, qui était douée d'un caractère extrêmement vif.

Ma mère s'efforçait surtout de former ma conscience. Elle m'apprenait à pratiquer la morale évangélique : il fallait toujours chercher à faire plaisir aux autres, ne pas même allonger une taloche à ma petite soeur Jeanne lorsqu'elle me griffait ; mon devoir, en qualité de grand frère, était d'ailleurs de toujours la protéger et de lui donner de bons exemples.»

Extrait de l’ouvrage de Paul Bertrand sur Henri Rollet « Monsieur Rollet, le dernier des philanthropes»

 famille Rollet 1200

Le Général de Brigade Charles Rollet a épousé sa cousine germaine Aline Rollet, fille unique du Médecin-Général Nicolas Rollet, médecin en chef de l'hôpital militaire de Bordeaux. C'est donc à ce couple qu'est revenue la propriété de Monsalut. Aline Rollet est décédée en 1906 et Charles en 1913. Ils eurent 2 enfants, Henri et Jeanne.

Une place de Paris a pris le nom d'Henri Rollet qui a consacré sa vie à la défense des enfants.

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